21.avr.2010 3 raisons de privilégier une webapp mobile à une application


Webapp

« Ah, bah pourquoi qu’tu fais pas une application aillefone ou androlllide? » Combien de fois n’ai je pas entendu cette proposition? Le pire, c’est qu’à chaque fois, mon interlocuteur me dit ça comme si c’était une évidence.
Mais non, je veux pas la faire l’application aillefone ou andouillide !

Une webapp marche sur tous les webphones

Il ne faut pas faire oublier qu’en créant une application iPhone, on se coupe de la majorité des téléphones.

Certe, la part de marché du terminal Apple est de 25% en valeur, mais seulement de 8% en volume. Conclusion, 92 téléphones sur 100 ne pourront pas accéder à votre application iPhone. C’est bête non?

Vous serez inaccessible notamment aux mobiles basées sur Androïd, qui arrivent en masse cette année et descendent en gamme très rapidement. Les opérateurs proposent dors et déjà des modèles Samsung aux alentours de 50€ accompagnés d’un forfait.

La webapp, elle, s’adresse potentiellement à tous les téléphones de dernière génération.

A lire:

iPhone : Apple, deuxième sur le marché français…en valeur

Une webapp, ça ne se « soumet » pas

Bon, admettons. Vous décidez quand même de créer une application iPhone. Vous allez devoir « soumettre » votre application à Apple. Et si Apple le souhaite, votre application sera proposée…ou pas.

« Apple se réserve le droit de refuser tout logiciel ou application qui pourrait faire doublon avec les fonctionnalités proposées nativement sur l’iPhone… »www.itespresso.fr

Vous êtes donc totalement tributaire du bon vouloir d’Apple. Adieu application sexy, application concurrente des solutions Apple etc… Opera a légèrement galérer pour sortir son explorateur sur l’App Store.

A contrario, la solution Webapp vous permet de contrôler totalement la sortie de votre produit.

A lire:

Apple supprime des applications « sexy » de son Appstore

180 000 applications iPhone…et moi et moi et moi?

Votre application est validée. Ah, maintenant, il faut se faire une place parmis les 180 000 applications disponibles sur l’Appstore.

Bonne chance ! Les chiffres montrent qu’une grande majorité d’application ont moins de 1000 utilisateurs. Vous n’aurez peut-être pas plus de succès avec une webapp mais au moins, vous n’aurez pas payer un intégrateur spécialisé dans le développement et la conception d’application. Et avec un peu de travail, vous optimiserez votre webapp pour le référencement naturel et ça… c’est gratuit et rationnel.

Statistiques-iPhoneA lire:

iPhone et Appstore- Gagner de l’argent facilement est un mythe

Alors, oui, le choix entre webapp et application va aussi dépendre des fonctionnalités centrales du services que vous souhaitez distribuer. Le téléversement de photo par exemple oblige à passer par la voie de l’application. Mais finalement dans la plupart des cas, on peut très bien sortir une webapp plutôt qu’une application et offrir une expérience client aboutie et satisfaisante sans pour autant vendre son âme à l’un des géants du marché.

Le danger avec la multiplication des OS mobiles et l’engouement des développeurs pour les applications, c’est de privatiser Internet et d’en attribuer une partie à Apple, une autre à Google et une troisième à l’un des autres belligérants du marché. Ce n’est pas ce que l’on veut n’est ce pas?

M.A.J sur 22 avril: Presse-citron a également sorti une analyse en inversant la proposition de départ ;-) . C’est ici.

Voici en substance les arguments en faveur des applications (et donc au détriment des webapp):

  • Une meilleure réalisation grâce à des outils propres à chaque plate-forme
  • Une installation facile des applications via les app-store et app-truc et bidule-app
  • On ne passe plus par les URL pour accéder au contenu
  • Un accès plus rapide et simple grâce à de grosses icônes
  • Les applications proposent les notifications
  • Un effet de buzz autour de la sortie d’une application
  • Une application est plus facile à trouver qu’une webapp
  • Des possibilités de fonctionnalités plus évoluées
  • Une application, c’est plus facile à monétiser

Il est indéniable que les applications permettent une intégration plus propre et plus évoluée, c’est d’ailleurs leur raison d’être.

Cependant, le téléchargement d’application n’est pas si massif qu’on pourrait le croit. En effet, la moyenne du nombre d’application téléchargées sur iPhone est de 8,8. Cela ne me paraît pas tant que ça. Les chiffres sont les mêmes sur Androïd.

De plus, certaines initiatives regroupent déjà les webapp à la manière d’un Appstore. C’est le cas du Webstore d’Orange notamment. Cela règle à la fois le problème des grosses icônes et des URLs ;-)

Enfin, je ne crois pas au cercle naturel et vertueux pour sa propre image de la sortie d’une application. Si cela existe, c’est de toutes façons très vite oublié. Il y a de meilleurs moyens pour se créer/optimiser son image.

Le débat est ouvert en tout cas !



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